Pour les psychologues, psychothérapeutes et travailleurs sociaux

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Supervision et soutien professionnel dans les cas complexes, la maladie grave, la perte, le travail avec les enfants et les familles, les dilemmes professionnels et éthiques, la traumatisation secondaire et l’épuisement professionnel.

Le travail dans les professions d’aide suppose une rencontre constante avec la souffrance d’autrui, le conflit, la perte, la dépendance, les expériences traumatiques, la maladie grave et des situations où il n’existe pas de réponse simple ou univoque.

La compétence professionnelle ne se limite pas aux techniques et aux connaissances théoriques. Elle inclut également la capacité du spécialiste à réfléchir sur sa propre implication dans la relation, à reconnaître les moments d’impuissance, d’engagement excessif ou de mise à distance, et à utiliser ces réactions comme élément de compréhension du cas.

La supervision, le travail Balint et le conseil professionnel créent un espace où la pratique peut être examinée au-delà de l’urgence des tâches quotidiennes. Ils ne constituent pas un contrôle du spécialiste et ne signifient pas qu’il « ne s’en sort pas ». Au contraire — la possibilité de penser son propre travail est une part importante d’une pratique professionnelle de qualité.

L’Institut propose des formes individuelles et de groupe de supervision pour les psychologues, psychothérapeutes, travailleurs sociaux et autres professionnels des métiers d’aide, ainsi qu’un travail spécialisé en cas d’épuisement professionnel, de traumatisation secondaire et de situations cliniques ou éthiques complexes.

En quoi pouvons-nous vous aider ?

  • Supervision individuelle

    La supervision individuelle est un espace professionnel protégé pour une réflexion approfondie sur la pratique.

  • Supervision de groupe

    La supervision de groupe permet qu’un cas professionnel soit examiné à travers l’expérience et la réflexion de plusieurs spécialistes.

  • Supervision de cas cliniques

    Certains cas restent complexes quelle que soit l’expérience du spécialiste.

  • Supervision en psycho-oncologie

    Le travail auprès des personnes atteintes d’une maladie oncologique place le spécialiste dans un contexte clinique particulier, où la souffrance psychique est étroitement liée à une incertitude médicale réelle.

  • Supervision dans le travail auprès des personnes gravement ou chroniquement malades

    La maladie physique prolongée modifie souvent la manière dont une personne vit son rapport à elle-même, à ses relations et à sa propre autonomie.

  • Supervision dans le travail avec la perte et le deuil

    Le travail avec la perte place le professionnel à proximité de vécus pour lesquels il n’existe pas de solution rapide et qui ne doivent pas être « réparés ».

  • Supervision dans le travail avec les enfants et les familles

    Le travail professionnel avec les enfants implique presque toujours aussi des relations avec les adultes qui les entourent – parents, tuteurs, familles d’accueil, enseignants, travailleurs sociaux ou autres…

  • Supervision pour les travailleurs sociaux

    Le travail social se déroule souvent dans des situations où les problèmes individuels, familiaux, médicaux, économiques et institutionnels ne peuvent pas être séparés les uns des autres.

  • Groupes Balint pour les professionnels de l’aide

    Le groupe Balint place au centre non pas le diagnostic ou la technique concrète, mais la relation entre le professionnel et la personne avec laquelle il travaille.

  • Consultation en cas de dilemme professionnel ou éthique

    Les professions d’aide comportent souvent des situations dans lesquelles il n’existe pas de solution manifestement correcte.

  • Soutien en cas de traumatisation secondaire

    Les professionnels qui écoutent et travaillent à plusieurs reprises avec des récits de violence, de traumatisme, de maladie grave, de perte ou d’autres vécus extrêmes peuvent progressivement être eux-mêmes affectés par…

  • Soutien en cas d'épuisement professionnel

    Les professions d'aide exigent une présence émotionnelle prolongée et associent souvent une responsabilité élevée à des ressources limitées.

Supervision individuelle

De quoi s’agit-il ?

La supervision individuelle est un espace professionnel protégé pour une réflexion approfondie sur la pratique. Au centre peut se trouver un client, un patient ou une famille précis, une difficulté relationnelle, un dilemme professionnel ou la propre réaction du spécialiste face à un cas donné.

Certaines difficultés professionnelles ne résultent pas d’un manque de connaissances. Parfois, le spécialiste connaît les méthodes et les modèles théoriques, mais se sent malgré tout bloqué, trop impliqué, irrité, impuissant ou incertain quant à la suite à donner.

Ces réactions peuvent contenir des informations importantes sur la relation et la situation. La supervision permet de les penser, au lieu de les percevoir automatiquement comme un échec professionnel.

Le superviseur ne donne pas de recette toute faite sur ce que le spécialiste doit dire lors de la prochaine séance. La tâche consiste à élargir la compréhension du cas, des relations et des positions professionnelles possibles.

Assuré par : Dr Margarita Tareyn, prof. Orlin Todorov

À qui s’adresse-t-elle ?

Aux psychologues, psychothérapeutes, travailleurs sociaux et autres professionnels travaillant directement avec des personnes.

Quand peut-elle être utile ?

  • en cas de cas complexe ;
  • lorsque le travail semble bloqué ;
  • en cas de sentiment intense d’impuissance ;
  • en cas d’irritation ou de colère envers un client ;
  • en cas d’engagement émotionnel excessif ;
  • en cas de difficultés liées aux limites professionnelles ;
  • en cas de dilemme éthique ;
  • lorsque le spécialiste se demande s’il travaille dans les limites de sa propre compétence ;
  • en cas de besoin d’un espace pour un développement professionnel régulier.

Que comprend le travail de supervision ?

Un examen détaillé des cas, de la relation entre le spécialiste et le client, du cadre professionnel, des questions éthiques, des réactions propres et des orientations possibles pour la suite du travail.

Comment se déroule la première séance ?

Sont clarifiés le contexte professionnel, la qualification, le domaine de travail, la raison de la demande de supervision et les attentes vis-à-vis du processus.

En cas de supervision régulière, le cadre, la fréquence et les principes fondamentaux de travail sont également convenus.

Format et fréquence

Format

Individuel, en présentiel ou en ligne, lorsque le format s’y prête.

Durée et fréquence

Peut être une consultation unique portant sur un cas précis ou une supervision régulière.

Qui assure la supervision ?

Des spécialistes ayant une qualification et une expérience professionnelle en supervision et dans le domaine de pratique concerné.

Important

La supervision ne remplace pas la psychothérapie personnelle du spécialiste. Lorsqu’un thème personnel commence à occuper une place centrale et dépasse le contexte professionnel, un travail psychothérapeutique distinct peut être recommandé.

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Supervision de groupe

De quoi s’agit-il ?

La supervision de groupe permet qu’un cas professionnel soit examiné à travers l’expérience et la réflexion de plusieurs spécialistes.

Les différentes perspectives peuvent aider à repérer des aspects restés invisibles pour celui qui présente le cas. En même temps, les participants apprennent non seulement de leurs propres cas, mais aussi du travail de leurs collègues.

Le groupe n’est pas un lieu de compétition pour savoir qui possède le plus de connaissances, ni un examen de compétence professionnelle. Pour qu’il soit utile, il est nécessaire que les participants puissent aussi parler de l’incertitude, des erreurs, des sentiments difficiles et des moments où ils ne savent pas comment poursuivre.

C’est pourquoi le cadre de confidentialité et de respect professionnel est particulièrement important.

Assuré par : Dr Margarita Tareyn, prof. Orlin Todorov

À qui s’adresse-t-elle ?

Aux psychologues, psychothérapeutes, travailleurs sociaux et autres professionnels des métiers d’aide souhaitant travailler régulièrement au sein d’un groupe professionnel.

Quand peut-elle être utile ?

  • en cas de besoin de différentes perspectives sur des cas complexes ;
  • pour les spécialistes en début de parcours professionnel ;
  • pour les professionnels expérimentés souhaitant disposer d’un espace régulier de réflexion ;
  • en cas de travail avec des cas lourds et émotionnellement chargés ;
  • en cas d’isolement professionnel ;
  • pour construire une pratique réflexive plus solide.

Que comprend le travail de supervision ?

Présentation et analyse de cas, discussion sur le cadre professionnel, les relations, les interventions, les questions éthiques et les propres réactions du spécialiste.

Comment se déroule la première séance ?

Sont présentés le mode de travail, les règles de confidentialité, le temps consacré à la présentation des cas et les attentes concernant la participation.

Format et fréquence

Format

Petit groupe professionnel, en présentiel ou en ligne.

Durée et fréquence

Généralement des rencontres régulières pour une période convenue à l’avance.

Qui assure la supervision ?

Un superviseur qualifié ayant de l’expérience dans le travail professionnel de groupe.

Important

Les informations relatives aux clients et aux patients doivent être présentées d’une manière qui protège leur identité et la confidentialité professionnelle.

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Supervision de cas cliniques

De quoi s’agit-il ?

Certains cas restent complexes quelle que soit l’expérience du spécialiste. Les symptômes peuvent être contradictoires, le client peut traverser de multiples systèmes, les relations peuvent évoluer rapidement, ou différents professionnels peuvent avoir des compréhensions divergentes du problème.

La supervision de cas clinique permet d’organiser les informations et d’examiner non seulement « ce que la personne a », mais aussi comment elle fonctionne, quelles sont ses relations, ses ressources, les risques et le contexte.

Une attention particulière est portée à la manière dont le spécialiste participe à la situation et à la façon dont son propre vécu peut influencer les décisions professionnelles.

L’objectif n’est pas que le superviseur prenne en charge le cas, mais que le spécialiste acquière une compréhension clinique plus claire et plus large.

Assuré par : Dr Margarita Tareyn, prof. Orlin Todorov

À qui s’adresse-t-elle ?

Aux professionnels travaillant sur des cas cliniques, psychologiques ou psychosociaux complexes.

Quand peut-elle être utile ?

  • en cas de tableau clinique contradictoire ;
  • en présence de multiples problèmes coexistants ;
  • lorsque le cas implique diverses institutions et divers spécialistes ;
  • en cas de crises répétées ;
  • en cas de difficulté à formuler un axe de travail clair ;
  • lorsque le spécialiste sent qu’il a perdu sa perspective ;
  • en cas de nécessité de discuter du plan professionnel.

Que comprend le travail de supervision ?

Structuration des informations, formulation clinique, analyse des relations, des ressources, des risques et de la position professionnelle.

Comment se déroule la première séance ?

Le spécialiste présente le cas et la question sur laquelle il a besoin de travailler. Il n’est pas nécessaire de présenter toute l’histoire si elle n’est pas liée à la question de supervision précise.

Format et fréquence

Format

Individuel ou en groupe.

Durée et fréquence

Consultation unique ou partie d’une supervision régulière.

Qui assure la supervision ?

Un spécialiste possédant une expérience clinique et de supervision appropriée.

Important

La discussion de supervision n’annule pas la responsabilité du spécialiste quant à ses propres décisions professionnelles et au respect des exigences normatives et éthiques.

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Supervision en psycho-oncologie

De quoi s’agit-il ?

Le travail auprès des personnes atteintes d’une maladie oncologique place le spécialiste dans un contexte clinique particulier, où la souffrance psychique est étroitement liée à une incertitude médicale réelle.

Le patient peut évoquer la peur de la mort, de la progression, de la défiguration, de la perte de fonctions, de la sexualité, la culpabilité envers ses proches ou le sentiment que l’avenir est interrompu. Ces thèmes ne peuvent pas être réduits à des symptômes anxieux ou dépressifs.

Chez le spécialiste également peuvent apparaître des réactions intenses — un désir de rassurer à tout prix, un sentiment d’impuissance, de peur, de tristesse, une identification au patient ou l’évitement des sujets liés à la mort.

La supervision en psycho-oncologie permet de penser ces processus simultanément dans un contexte psychologique, médical et social.

Assuré par : Dr Margarita Tareyn

À qui s’adresse-t-elle ?

Aux psychologues, psychothérapeutes, travailleurs sociaux et autres professionnels travaillant auprès des personnes atteintes de maladies oncologiques et de leurs proches.

Quand peut-elle être utile ?

  • après l’annonce du diagnostic ;
  • en cas de peur de rechute et de progression ;
  • en cas de maladie avancée ;
  • dans le cadre des soins palliatifs ;
  • lors de conversations difficiles sur le pronostic ;
  • lorsque les proches sont fortement affectés ;
  • en cas de décès d’un patient ;
  • lorsque le spécialiste éprouve une forte réaction personnelle face au cas.

Que comprend le travail de supervision ?

Examen du cas clinique, du stade de la maladie, du fonctionnement psychologique, du contexte familial et social, de la relation avec le spécialiste et de ses propres réactions.

Comment se déroule la première séance ?

La question clinique et de supervision précise est clarifiée, sans exiger un détail médical inutile au-delà de ce qui est nécessaire à la compréhension psychologique.

Format et fréquence

Format

Individuel ou en groupe.

Durée et fréquence

Supervision ponctuelle portant sur un cas ou travail professionnel régulier.

Qui assure la supervision ?

Des spécialistes ayant une expérience en psycho-oncologie, en travail clinique et en supervision.

Important

La supervision psychologique ne remplace pas la consultation médicale et n’inclut pas de recommandations concernant le traitement oncologique.

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Supervision dans le travail auprès des personnes gravement ou chroniquement malades

De quoi s’agit-il ?

La maladie physique prolongée modifie souvent la manière dont une personne vit son rapport à elle-même, à ses relations et à sa propre autonomie.

Le psychologue ou le travailleur social peut se retrouver confronté à des limites réelles pour lesquelles il n’existe pas de solution psychologique — maladie progressive, invalidité durable, douleur chronique ou dépendance à l’égard des soins d’autrui.

Cela peut créer chez le professionnel un fort sentiment d’impuissance. Il arrive parfois qu’émerge la pression de trouver à tout prix un sens « positif » ou d’aider le patient à « accepter » sa situation avant qu’il ne soit prêt.

La supervision permet de réfléchir à la manière dont le soutien peut rester psychologiquement porteur de sens, sans nier la réalité médicale.

Assuré par : Dr Margarita Tareyn

À qui s’adresse-t-elle ?

Aux spécialistes travaillant auprès de personnes atteintes de maladies chroniques, de personnes en situation de handicap ou de patients présentant des états somatiques graves.

Quand peut-elle être utile ?

  • lors d’un travail prolongé avec une personne gravement malade ;
  • en cas d’impuissance intense ;
  • lorsqu’il n’y a pas d’amélioration médicale claire ;
  • en cas de changements dans l’autonomie ;
  • en cas de douleur chronique ;
  • en cas de dépendance aux soins ;
  • en cas de tension entre le patient et ses proches ;
  • lorsque le professionnel commence à assumer une responsabilité excessive.

Que comprend le travail de supervision ?

Analyse du fonctionnement psychologique et social, des relations, des limites du rôle professionnel et des propres réactions du professionnel.

Format et fréquence

Format

Individuel ou en groupe.

Durée et fréquence

Selon les besoins.

Qui assure la supervision ?

Un spécialiste ayant des compétences en psychologie médicale, en psychosomatique, en travail social clinique ou dans un autre domaine pertinent.

Important

La supervision ne cherche pas de cause psychologique à la maladie somatique et ne remet pas en question la réalité de la souffrance physique.

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Supervision dans le travail avec la perte et le deuil

De quoi s’agit-il ?

Le travail avec la perte place le professionnel à proximité de vécus pour lesquels il n’existe pas de solution rapide et qui ne doivent pas être « réparés ».

Le professionnel peut ressentir la pression de rassurer, de donner un sens à la perte ou d’accélérer le processus de deuil. Dans d’autres cas, la souffrance du client active une perte personnelle ou une peur de la mort.

La supervision aide à distinguer le deuil naturel des états nécessitant une évaluation clinique complémentaire, et à réfléchir sur la manière dont le professionnel peut être présent sans chercher prématurément à faire disparaître la douleur.

Les cas de mort soudaine, traumatique ou infantile, de perte après une maladie prolongée et les situations marquées par une forte culpabilité ou des relations conflictuelles avec le défunt peuvent être particulièrement importants.

Assuré par : Dr Margarita Tareyn

À qui s’adresse-t-elle ?

Aux professionnels travaillant avec des personnes et des familles endeuillées.

Quand peut-elle être utile ?

  • en cas de deuil sévère ou prolongé ;
  • après une mort soudaine ;
  • en cas de perte d’un enfant ;
  • en cas de suicide d’un proche ;
  • en cas de sentiment de culpabilité ;
  • lorsque le professionnel supporte difficilement la souffrance du client ;
  • lorsque le cas active des vécus personnels ;
  • en cas d’incertitude quant à savoir si la réaction reste dans le cadre du deuil ou nécessite une évaluation complémentaire.

Que comprend le travail de supervision ?

Examen de la perte concrète, des relations, du mode de deuil, des facteurs de risque et de la position émotionnelle du professionnel.

Format et fréquence

Format

Individuel ou en groupe.

Durée et fréquence

Supervision ponctuelle ou régulière.

Qui assure la supervision ?

Un spécialiste expérimenté dans le travail avec la perte, le deuil et la supervision clinique.

Important

Le deuil n’a pas de durée universelle, et la supervision n’a pas pour but de déterminer quand une personne « devrait avoir surmonté » la perte.

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Supervision dans le travail avec les enfants et les familles

De quoi s’agit-il ?

Le travail professionnel avec les enfants implique presque toujours aussi des relations avec les adultes qui les entourent – parents, tuteurs, familles d’accueil, enseignants, travailleurs sociaux ou autres professionnels.

Cela crée une complexité spécifique. L’enfant peut avoir un besoin, le parent – un autre, et l’institution attendre un troisième résultat.

Le psychologue ou le travailleur social peut parfois se retrouver, sans s’en rendre compte, impliqué dans le conflit familial, s’identifier excessivement à l’enfant ou à l’un des parents, ou être poussé à prendre parti.

La supervision aide à garder le focus sur les besoins et le développement de l’enfant, tout en réfléchissant simultanément aux relations familiales et au cadre professionnel.

Assuré par : Prof. Monika Bogdanova

À qui s’adresse-t-elle ?

Aux psychologues, psychothérapeutes, travailleurs sociaux et autres professionnels travaillant avec des enfants, des parents et des familles.

Quand peut-elle être utile ?

  • en cas de relations complexes entre parents et enfant ;
  • en cas de séparation ou de divorce ;
  • en cas de parents fortement conflictuels ;
  • en cas d’adoption et de placement familial ;
  • en cas de violence ou de négligence ;
  • en cas de maladie grave dans la famille ;
  • en cas de difficulté à définir la participation du parent au processus thérapeutique ;
  • en cas de tension entre différentes institutions autour de l’enfant.

Que comprend le travail de supervision ?

Analyse du développement de l’enfant, de la dynamique familiale, des relations avec le professionnel, des limites de la confidentialité et des responsabilités professionnelles.

Comment se déroule la première rencontre ?

On clarifie le rôle professionnel du spécialiste, la situation familiale et institutionnelle, ainsi que la question spécifique de supervision.

Format et fréquence

Format

Individuel ou en groupe.

Durée et fréquence

Selon le cas ou en tant que supervision régulière.

Qui assure la supervision ?

Un spécialiste ayant des compétences en travail avec les enfants et les familles ainsi qu’en supervision clinique.

Important

Dans le travail avec des mineurs, la confidentialité doit être équilibrée avec la responsabilité légale et professionnelle relative à la sécurité et à l’intérêt supérieur de l’enfant.

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Supervision pour les travailleurs sociaux

De quoi s’agit-il ?

Le travail social se déroule souvent dans des situations où les problèmes individuels, familiaux, médicaux, économiques et institutionnels ne peuvent pas être séparés les uns des autres.

Le travailleur social peut porter la responsabilité de cas impliquant violence, pauvreté, maladie grave, handicap, conflits familiaux, perte de la garde parentale ou risque sérieux, tout en travaillant sous la pression des procédures réglementaires et des délais institutionnels.

Dans de telles conditions, il peut facilement apparaître le sentiment que le professionnel doit résoudre des problèmes qui dépassent en réalité les possibilités d’un seul professionnel.

La supervision aide à distinguer les responsabilités, à réfléchir au cas dans sa globalité et à réduire le risque que le professionnel soit englouti par son urgence.

À qui s’adresse-t-elle ?

Aux travailleurs sociaux du secteur de la santé, des services sociaux, de la protection de l’enfance, des organisations non gouvernementales et d’autres systèmes.

Quand peut-elle être utile ?

  • en cas de cas complexes ;
  • en cas de risque élevé ;
  • en cas de tension entre institutions ;
  • en cas de sentiment d’impuissance ;
  • en cas de conflit intense avec un client ;
  • en cas de limites professionnelles floues ;
  • en cas de dilemme éthique ;
  • en cas de charge professionnelle prolongée.

Que comprend le travail de supervision ?

Analyse du cas, des risques, des ressources, de l’environnement social, du contexte institutionnel, des responsabilités professionnelles et de la propre réaction du travailleur social.

Format et fréquence

Format

Individuel, en groupe ou en équipe.

Durée et fréquence

Supervision ponctuelle ou régulière.

Qui assure la supervision ?

Des superviseurs ayant une expérience professionnelle dans le travail social, clinique et psychosocial.

Important

La supervision n’annule pas les responsabilités légales et institutionnelles du travailleur social, mais elle peut aider à réfléchir à la manière dont elles s’appliquent dans le contexte complexe du cas concret.

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Groupes Balint pour les professionnels de l’aide

De quoi s’agissent-ils ?

Le groupe Balint place au centre non pas le diagnostic ou la technique concrète, mais la relation entre le professionnel et la personne avec laquelle il travaille.

Le participant présente un cas ou une rencontre qui l’a mis en difficulté, agacé, chargé émotionnellement ou qui lui est restée significative de manière inexplicable. Le groupe réfléchit ensuite aux relations et aux vécus possibles des deux parties.

Ce format permet au professionnel de voir son propre travail sous un angle différent et de reconnaître des processus difficilement perceptibles lorsque la personne est directement impliquée dans le cas.

Contrairement à la supervision classique, le travail Balint met un accent particulièrement fort sur les relations elles-mêmes et sur le vécu émotionnel du professionnel.

Assuré par : Dr Margarita Tareyn

À qui s’adressent-ils ?

Aux psychologues, psychothérapeutes, travailleurs sociaux, professionnels de la santé et autres professionnels de l’aide.

Quand peuvent-ils être utiles ?

  • en cas de relations difficiles avec un client ou un patient ;
  • en cas de réaction inhabituellement forte envers une personne donnée ;
  • en cas de sentiment d’impuissance ;
  • en cas d’implication excessive ;
  • en cas d’agacement ;
  • en cas de difficultés avec la distance professionnelle ;
  • pour développer la capacité de réflexion sur les relations.

Que comprend le travail ?

Des rencontres de groupe régulières avec un animateur Balint qualifié et la présentation de cas issus de la pratique professionnelle.

Comment se déroule la première rencontre ?

Le cadre, la confidentialité et la méthode de travail sont présentés. Il n’est pas exigé que chaque participant présente un cas à chaque rencontre.

Format et fréquence

Format

Petit groupe, en présentiel ou, dans des conditions appropriées, en ligne.

Durée et fréquence

Processus de groupe régulier.

Qui anime les groupes ?

Des animateurs Balint qualifiés.

Important

Le groupe Balint n’est pas une psychothérapie de groupe personnelle et n’est pas un lieu d’évaluation de la compétence professionnelle.

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Consultation en cas de dilemme professionnel ou éthique

De quoi s’agit-il ?

Les professions d’aide comportent souvent des situations dans lesquelles il n’existe pas de solution manifestement correcte.

Il peut y avoir une tension entre la confidentialité et la sécurité, entre les souhaits du client et les intérêts de l’enfant, entre le rôle professionnel et les attentes de l’institution, ou entre différents principes de l’éthique professionnelle.

Dans d’autres cas, le professionnel connaît formellement les règles, mais la situation concrète reste complexe en raison des relations et des conséquences possibles de chaque décision.

La consultation professionnelle offre la possibilité de structurer le dilemme et de l’examiner sous différents angles.

À qui s’adresse-t-elle ?

Aux psychologues, psychothérapeutes, travailleurs sociaux et autres professionnels confrontés à une difficulté professionnelle ou éthique concrète.

Quand peut-elle être utile ?

  • en cas de conflit entre confidentialité et sécurité ;
  • en cas de risque pour un enfant ou un adulte vulnérable ;
  • en cas de relations duelles ;
  • en cas de limites professionnelles floues ;
  • en cas de conflit avec les exigences institutionnelles ;
  • en cas de tension entre les intérêts de différents membres d’une famille ;
  • lorsque le professionnel se demande s’il peut poursuivre le travail ;
  • en cas de nécessité d’orientation vers un autre professionnel.

Que comprend le travail psychologique ?

Clarification des faits, du rôle professionnel, des principes éthiques, des actions possibles et de leurs conséquences.

Format et fréquence

Format

Consultation professionnelle individuelle.

Durée et fréquence

Souvent une ou plusieurs rencontres sur le dilemme concret.

Qui assure la consultation ?

Un spécialiste expérimenté ayant des compétences en supervision, en éthique professionnelle et dans le contexte clinique ou social concerné.

Important

Une telle consultation ne remplace pas l’assistance juridique, l’avis officiel d’une organisation professionnelle ou la décision d’un organe compétent, lorsque ceux-ci sont nécessaires.

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Soutien en cas de traumatisation secondaire

De quoi s’agit-il ?

Les professionnels qui écoutent et travaillent à plusieurs reprises avec des récits de violence, de traumatisme, de maladie grave, de perte ou d’autres vécus extrêmes peuvent progressivement être eux-mêmes affectés par le contenu de leur travail.

Cela est parfois décrit comme une traumatisation secondaire. Peuvent apparaître des images intrusives, une anxiété accrue, de l'évitement, des troubles du sommeil, une vigilance excessive ou un changement dans la façon dont le professionnel perçoit les personnes et le monde.

Ce processus ne signifie pas que la personne n'est pas suffisamment professionnelle. Il s'agit d'un risque potentiel du travail lors d'un contact prolongé avec du matériel traumatique.

Il est cependant important de distinguer la traumatisation secondaire, l'épuisement professionnel et la propre réaction traumatique du spécialiste, car l'approche peut être différente.

Pour qui est-elle adaptée ?

Pour les professionnels travaillant régulièrement avec le traumatisme, la violence, la maladie grave, la mort, les catastrophes ou d'autres expériences humaines difficiles.

Quand peut-elle être utile ?

  • en cas de pensées ou d'images intrusives après le travail ;
  • lorsque certains cas sont difficiles à laisser dans l'espace professionnel ;
  • en cas de troubles du sommeil ;
  • en cas d'anxiété accrue ;
  • en cas de vigilance excessive ;
  • en cas d'engourdissement émotionnel ;
  • lorsque le travail modifie significativement les relations personnelles ou le sentiment de sécurité.

Que comprend le travail psychologique ?

Évaluation de la charge professionnelle, des symptômes, de la nature de l'exposition et des facteurs individuels, et selon les besoins – conseil, supervision ou soutien psychothérapeutique.

Comment se déroule la première rencontre ?

Sont examinés les symptômes actuels, le contexte professionnel, la durée de la charge et son retentissement sur le fonctionnement personnel.

Format et fréquence

Format

Individuel.

Durée et fréquence

Selon les besoins.

Qui mène les consultations ?

Un psychologue ou psychothérapeute compétent en stress traumatique et en charge professionnelle.

Important

En cas d'altération importante du fonctionnement, d'état dépressif, d'abus de substances ou de risque suicidaire, une évaluation clinique complémentaire et, si nécessaire, psychiatrique est requise.

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Soutien en cas d'épuisement professionnel

De quoi s'agit-il ?

Les professions d'aide exigent une présence émotionnelle prolongée et associent souvent une responsabilité élevée à des ressources limitées.

L'épuisement professionnel peut progressivement se manifester par de l'épuisement, de l'irritabilité, une perte de satisfaction, du cynisme, un sentiment d'inefficacité professionnelle ou le désir de se distancier au maximum des personnes avec lesquelles on travaille.

Parfois le spécialiste interprète cela comme un échec personnel et tente simplement de devenir encore plus discipliné et productif. Cela peut encore augmenter la charge.

Il est important de prendre également en compte les conditions organisationnelles. Ni la psychothérapie, ni la supervision ne peuvent transformer un environnement de travail chroniquement insupportable en un environnement sain uniquement par le changement de l'individu.

Pour qui est-il adapté ?

Pour les psychologues, psychothérapeutes, travailleurs sociaux et autres professionnels souffrant d'un épuisement professionnel prolongé.

Quand peut-il être utile ?

  • en cas de fatigue constante ;
  • en cas de perte de motivation professionnelle ;
  • en cas de distanciation émotionnelle vis-à-vis des clients ;
  • en cas de cynisme croissant ;
  • en cas de sentiment d'absurdité ;
  • en cas de difficulté à récupérer après le travail ;
  • en cas d'irritabilité marquée ;
  • lorsque la vie professionnelle commence à absorber presque toutes les ressources.

Que comprend le travail psychologique ?

Exploration de la charge individuelle et organisationnelle, des limites professionnelles, des attentes envers soi-même et des ressources possibles de changement.

Comment se déroule la première rencontre ?

Sont examinés l'environnement de travail, le volume de la charge, les relations au sein de l'équipe, le fonctionnement personnel et les changements survenus dans le temps.

Format et fréquence

Format

Individuel, et en cas de problème organisationnel, un travail au niveau de l'équipe peut également être recommandé.

Durée et fréquence

Déterminées individuellement.

Qui mène les consultations ?

Un psychologue ou psychothérapeute compétent en épuisement professionnel et en professions d'aide.

Important

L'épuisement professionnel ne doit pas être utilisé comme une explication universelle pour toute souffrance psychologique. En présence de dépression, de trouble anxieux, de réaction traumatique ou d'un autre état, l'évaluation clinique correspondante est nécessaire.

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Position professionnelle de l'Institut

La supervision n'offre pas de recettes toutes faites et ne transforme pas le cas humain complexe en un ensemble d'instructions.

Sa tâche est d'élargir la compréhension du cas, des relations et de la position professionnelle ; d'aider le spécialiste à distinguer ce qui appartient au client, ce qui émerge dans la relation et ce qui est lié à sa propre histoire et à son rôle professionnel.

La supervision ne doit pas non plus être utilisée comme une évaluation administrative dissimulée, un instrument disciplinaire ou un moyen de contrôle de la part de l'employeur.

Chercher une supervision ne signifie pas que vous ne savez pas comment travailler. Au contraire – cela signifie accepter qu'une bonne pratique professionnelle exige un lieu où votre propre travail puisse également être pensé.