Si vous êtes en situation d’urgence
Les lignes d’assistance sont gérées de manière centralisée et ne sont publiées qu’après vérification par une source officielle.
Conseil et programmes spécialisés pour l’intégration des soins psychologiques et psychosociaux dans le processus clinique réel et pour le soutien des équipes médicales.
Les soins psychologiques et psychosociaux dans l’établissement de soins ne sont pas un complément « facultatif » une fois le problème médical résolu. Ils font partie de la manière dont le patient comprend la maladie, participe au traitement, traverse des décisions difficiles et préserve la meilleure qualité de vie possible.
Parallèlement, les établissements de soins constituent également un environnement de travail pour des professionnels exposés à une charge émotionnelle élevée, à la perte, au conflit, à l’urgence et à une responsabilité prolongée. C’est pourquoi l’approche psychosociale doit inclure non seulement le patient, mais aussi les équipes qui s’occupent de lui.
L’Institut travaille avec des hôpitaux, des cliniques, des centres médicaux et d’autres structures de soins pour construire et développer des modèles durables de soins psychologiques et psychosociaux. Le travail peut viser une équipe, un service ou un problème spécifique, mais aussi la construction plus globale de normes, d’algorithmes, de dépistage et de soutien professionnel.
L’approche tient compte du profil de l’établissement de soins, des groupes de patients, des ressources, de la culture organisationnelle et des possibilités réelles d’intégration du travail psychologique dans le processus clinique.
Évaluation des besoins d’une équipe médicale
De quoi s’agit-il ?
Avant de créer un programme de soutien pour une équipe médicale, il est important de comprendre les besoins réels de la structure concernée.
La charge de travail dans un service d’oncologie, par exemple, est différente de celle des urgences, de la médecine intensive, de la pédiatrie ou de la pratique ambulatoire. Les situations cliniques diffèrent, tout comme les relations avec les patients, la fréquence des pertes, les conflits, le rythme de travail et les possibilités de récupération.
L’évaluation ne se résume pas à un questionnaire sur le « burn-out ». Elle examine plus largement la charge émotionnelle et organisationnelle, la communication, les rôles professionnels, les situations cliniques difficiles et les ressources dont l’équipe dispose déjà.
L’objectif est que les recommandations soient réalistes et applicables dans l’environnement de travail concerné.
À qui s’adresse-t-elle ?
Pour les services hospitaliers, les cliniques, les centres médicaux, les équipes pluridisciplinaires et les directions d’établissements de soins.
Quand peut-elle être utile ?
- en cas de stress professionnel élevé ;
- en cas de rotation du personnel croissante ;
- en cas de conflits fréquents au sein de l’équipe ;
- en cas de nombreux cas cliniques difficiles ;
- en cas d’épuisement émotionnel ;
- après un changement organisationnel ;
- lors de la préparation d’un programme de soutien psychologique ;
- lorsque la direction a besoin d’une vision plus claire des risques psychosociaux.
Que comprend le travail ?
Entretiens avec des représentants de l’équipe et de la direction, questionnaires anonymisés si nécessaire, analyse de situations professionnelles clés et formulation de recommandations.
Comment se déroule la première rencontre ?
La structure, le nombre et le profil professionnel de l’équipe, les principales difficultés et l’objectif de l’évaluation sont précisés.
Format et fréquence
Format
Consultation organisationnelle, entretiens, réunions de groupe et, si nécessaire, évaluation structurée.
Durée et fréquence
Selon la taille de la structure et la question posée.
Qui réalise l’évaluation ?
Des spécialistes ayant de l’expérience en psychologie clinique, en travail psychosocial et dans le fonctionnement des équipes médicales.
Important
L’objectif n’est pas d’évaluer individuellement quel employé « fait face » et lequel ne le fait pas. L’évaluation organisationnelle doit également examiner les conditions dans lesquelles les personnes travaillent.
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Programme de soutien psychologique pour une équipe médicale
De quoi s’agit-il ?
Un séminaire ponctuel est rarement suffisant lorsque l’équipe travaille quotidiennement sous une forte charge émotionnelle.
Une approche plus durable combine différentes formes – soutien individuel, supervision, groupes Balint, formations, interventions après des événements difficiles et travail sur l’épuisement professionnel.
Le programme est conçu en fonction du profil spécifique de l’établissement de soins. Toutes les équipes n’ont pas besoin de la même intensité ni du même format.
L’accessibilité constitue également un aspect important – le soutien psychologique doit être organisé de manière à ce que les spécialistes puissent réellement en bénéficier dans le cadre de leur emploi du temps clinique.
À qui s’adresse-t-il ?
Pour les établissements de soins qui souhaitent mettre en place un modèle permanent de soutien à leurs spécialistes.
Quand peut-il être utile ?
- en cas de charge de travail élevée à long terme ;
- lors du travail avec des patients gravement malades ou en fin de vie ;
- en cas de situations conflictuelles fréquentes ;
- en cas de rotation élevée du personnel ;
- en cas de nécessité de soutenir de nouveaux spécialistes ;
- dans le cadre d’une politique de qualité et de prise en charge du personnel.
Que comprend le travail ?
Après l’évaluation des besoins, une combinaison des éléments suivants peut être mise en place :
- consultations individuelles ;
- supervision de groupe ;
- groupes Balint ;
- soutien après des événements cliniques difficiles ;
- formations à la communication ;
- travail sur les limites professionnelles ;
- prévention de l’épuisement professionnel ;
- conseil à la direction concernant les risques psychosociaux.
Comment se déroule la première rencontre ?
Les besoins, les ressources disponibles, l’emploi du temps de travail et la portée possible du programme sont précisés.
Format et fréquence
Format
Programme à long terme pour un service, une clinique ou un établissement de soins.
Durée et fréquence
Elles sont déterminées individuellement, généralement pour une période convenue au préalable.
Qui met en œuvre le programme ?
Une équipe pluridisciplinaire selon les activités nécessaires.
Important
Le soutien au personnel ne doit pas devenir un substitut aux changements organisationnels nécessaires. Lorsque le problème principal réside dans une pénurie chronique de personnel, une surcharge excessive ou une organisation défaillante, il ne peut pas être résolu uniquement par des interventions psychologiques.
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Groupes Balint pour les équipes médicales
De quoi s’agit-il ?
Le groupe Balint est un format spécialisé destiné aux professionnels, qui place au centre la relation entre le spécialiste médical et le patient.
Au lieu de discuter si le diagnostic ou le traitement médical sont corrects, un participant présente une rencontre avec un patient qui est restée difficile, tendue, déroutante ou émotionnellement significative.
Le groupe aide à réfléchir sur ce qui se passe entre le patient et le spécialiste, et sur la manière dont les craintes, les attentes et les réactions des deux parties influencent la rencontre clinique.
Ce format est particulièrement précieux dans les structures où les relations avec les patients sont durables ou émotionnellement chargées.
Assuré par : Dr Margarita Tareyn
À qui s’adresse-t-il ?
Pour les médecins, les infirmiers et les autres professionnels médicaux.
Quand peut-il être utile ?
- en cas de patients ou de relations difficiles ;
- en cas de sentiment intense d’impuissance ;
- en présence de patients qui suscitent de l’irritation ;
- en cas d’engagement émotionnel excessif ;
- lors du travail avec des maladies graves et chroniques ;
- en tant que format permanent de réflexion professionnelle.
Que comprend le travail ?
Des réunions de groupe régulières avec présentation et discussion de cas.
Comment se déroule la première rencontre ?
Le cadre, les principes et les règles de confidentialité sont présentés.
Format et fréquence
Format
Petit groupe de spécialistes médicaux.
Durée et fréquence
Un processus régulier, et non un événement ponctuel.
Qui anime le groupe ?
Un animateur Balint qualifié.
Important
Le groupe Balint n’est pas une psychothérapie d’équipe et ne doit pas être utilisé pour l’évaluation administrative des employés.
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Supervision régulière des équipes médicales
De quoi s’agit-il ?
La supervision offre un espace protégé dans lequel l’équipe médicale peut réfléchir sur des situations cliniques complexes, des relations professionnelles et des difficultés dans son propre fonctionnement.
Elle est particulièrement utile dans les domaines où les spécialistes sont exposés à une charge émotionnelle prolongée – oncologie, médecine palliative, soins intensifs, psychiatrie, pédiatrie, travail avec des patients chroniques, entre autres.
La supervision peut être centrée sur des cas cliniques précis ou sur les interactions au sein de l’équipe elle-même.
L’objectif n’est pas de contrôler les professionnels, mais de créer un espace où la complexité du travail peut être réfléchie avant de se transformer en conflit chronique, en épuisement professionnel ou en retrait professionnel.
Assuré par : prof. Orlin Todorov
À qui s’adresse-t-elle ?
Pour les services, les équipes cliniques et les structures pluridisciplinaires.
Quand peut-elle être utile ?
- en cas de cas cliniques complexes ;
- en cas de charge émotionnelle élevée ;
- en cas de conflits professionnels ;
- en cas de difficultés liées aux limites professionnelles ;
- lors du travail avec des patients ayant un mauvais pronostic ;
- en cas de réactions intenses de l’équipe après une perte ;
- dans le cadre du développement professionnel continu.
Que comprend le travail ?
Réunions régulières, présentation de cas, analyse des relations et du cadre professionnel, discussion des dilemmes éthiques et de communication.
Comment se déroule la première rencontre ?
L’objectif, les participants, les règles de confidentialité et la limite entre la fonction de supervision et la fonction administrative sont précisés.
Format et fréquence
Format
Supervision de groupe avec une équipe spécifique.
Durée et fréquence
Généralement des réunions régulières sur une période déterminée.
Qui assure la supervision ?
Un superviseur qualifié possédant une expérience clinique et organisationnelle.
Important
La supervision doit être clairement distinguée du contrôle disciplinaire et de l’évaluation du personnel.
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Intervention après un événement clinique difficile
De quoi s’agit-il ?
Un décès inattendu, une erreur médicale grave ou soupçonnée, une agression, une réanimation, un incident impliquant de nombreuses victimes ou tout autre événement extraordinaire peut avoir un impact significatif sur l’ensemble de l’équipe médicale.
Après une telle situation, certains spécialistes peuvent réagir immédiatement, d’autres seulement des jours ou des semaines plus tard. Cela peut se traduire par de l’insomnie, des pensées intrusives, un sentiment de culpabilité, de la colère, la peur d’une répétition ou des tensions entre les membres de l’équipe.
La réaction organisationnelle dans les premiers jours a une importance. Il ne suffit pas de simplement déclarer que les personnes doivent poursuivre leur travail « de manière professionnelle ».
L’intervention doit être adaptée à la nature de l’événement et éviter d’imposer à tous de raconter ce qu’ils ont vécu de la même manière.
À qui s’adresse-t-elle ?
Pour les équipes médicales après un événement professionnel difficile ou potentiellement traumatisant.
Quand peut-elle être utile ?
- après un décès inattendu ;
- après un incident médical grave ;
- après une agression envers un membre du personnel ;
- après un événement de crise impliquant plusieurs patients ;
- après le décès d’un enfant ;
- en cas de forte tension sociale ou médiatique autour d’un cas ;
- lorsque l’événement entraîne des conflits importants ou de l’anxiété au sein de l’équipe.
Que comprend le travail ?
Évaluation des besoins immédiats, soutien de groupe et, si nécessaire, individuel, identification des spécialistes ayant besoin d’une aide supplémentaire et recommandations à la direction.
Comment se déroule la première rencontre ?
L’événement, le contexte organisationnel et les besoins immédiats de l’équipe sont d’abord clarifiés.
Format et fréquence
Format
Intervention d’équipe avec possibilité de rencontres individuelles.
Durée et fréquence
Selon la nature de l’événement – depuis un travail de crise à court terme jusqu’au suivi ultérieur.
Qui mène l’intervention ?
Des spécialistes ayant de l’expérience en psychologie de crise, dans le stress traumatique et dans le contexte médical.
Important
L’intervention psychologique ne remplace pas l’enquête médicale, administrative, juridique ou organisationnelle nécessaire sur l’événement.
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Programme de prévention de l’épuisement professionnel
De quoi s’agit-il ?
L’épuisement professionnel dans le domaine de la santé ne doit pas être considéré uniquement comme un problème personnel du professionnel concerné.
Le temps de travail, le nombre de patients, le manque de personnel, l’absence d’autonomie, les conflits, la charge administrative et la culture organisationnelle peuvent avoir une importance significative.
C’est pourquoi une prévention efficace ne se limite pas à un séminaire de « gestion du stress ». Il est nécessaire d’examiner à la fois les facteurs individuels et les facteurs organisationnels.
Le programme peut inclure une évaluation des risques, des formes de soutien de groupe, de la supervision, des formations pour les cadres et des propositions de changements dans l’organisation du travail.
À qui s’adresse-t-il ?
Aux établissements de soins et structures qui souhaitent une approche systémique du bien-être professionnel du personnel.
Quand peut-il être utile ?
- en cas de turnover élevé ;
- en cas d’arrêts maladie fréquents ;
- en cas d’épuisement émotionnel ;
- en cas de cynisme croissant ;
- en cas de conflits ;
- en cas de détérioration de la communication au sein de l’équipe ;
- dans les structures ayant une charge clinique chroniquement élevée.
Que comprend le travail ?
- évaluation des risques psychosociaux ;
- travail avec les équipes ;
- soutien individuel ;
- supervision et groupes Balint ;
- formation des cadres ;
- recommandations pour des changements organisationnels ;
- suivi des résultats.
Comment se déroule la première rencontre ?
Le contexte organisationnel, les principaux signaux d’un problème et l’ampleur possible du programme sont précisés.
Format et fréquence
Format
Programme organisationnel.
Durée et fréquence
Moyen ou long terme, selon la taille et les besoins de l’établissement de soins.
Qui mène le programme ?
Une équipe de spécialistes selon la portée concrète.
Important
Le programme de prévention de l’épuisement professionnel ne doit pas transférer la responsabilité sur les employés en leur faisant comprendre qu’ils doivent simplement devenir « plus résistants » à une charge illimitée.
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Formations en communication médicale
De quoi s’agissent-elles ?
Une grande partie des situations difficiles en médecine ne résultent pas seulement d’un manque de connaissances médicales, mais de la complexité de la communication entre le professionnel, le patient et ses proches.
L’annonce d’un diagnostic, la discussion d’un pronostic, le refus de traitement, la colère des proches, la peur d’une procédure ou une conversation en fin de vie exigent des compétences communicationnelles spécifiques.
Elles peuvent être développées par la formation, en particulier lorsque des situations cliniques réalistes, des jeux de rôle et une analyse de l’interaction sont utilisés.
Les formations sont adaptées au profil médical de l’équipe et ne sont pas proposées comme un cours universel, indépendant du contexte clinique.
Assuré par : Dr Margarita Tareyn
À qui s’adressent-elles ?
Aux médecins, infirmiers et autres professionnels qui communiquent avec les patients et leurs proches.
Thèmes possibles
- annonce d’une mauvaise nouvelle ;
- conversation sur le pronostic ;
- gestion de la colère et de l’agressivité ;
- le patient « difficile » ;
- refus de traitement ;
- communication avec les proches ;
- conversations palliatives ;
- communication en fin de vie ;
- limites professionnelles ;
- communication en situation d’incertitude médicale.
Que comprend le travail ?
Un cadre théorique, l’analyse de situations cliniques, des exercices pratiques et la discussion de difficultés réelles issues de la pratique des participants.
Comment se déroule la première rencontre ?
Pour la formation d’une équipe spécifique, le profil clinique et les difficultés communicationnelles les plus fréquentes sont précisés au préalable.
Format et fréquence
Format
Séminaire, atelier pratique ou série de formations.
Durée et fréquence
Selon le sujet et les objectifs.
Qui mène les formations ?
Des spécialistes ayant des compétences en psychologie médicale, psycho-oncologie, communication et dans le contexte clinique concerné.
Important
Les modèles de communication sont des repères, et non des scénarios devant être suivis mécaniquement. Chaque rencontre avec un patient exige un jugement clinique et une adaptation.
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Élaboration d’un modèle de dépistage psychosocial des patients
De quoi s’agit-il ?
Tous les patients n’ont pas besoin d’une aide psychologique intensive, mais certains d’entre eux vivent une détresse considérable qui peut facilement passer inaperçue dans la pratique médicale courante.
Le dépistage psychosocial permet d’identifier plus systématiquement les patients présentant une anxiété accrue, des vécus dépressifs, des difficultés sociales, des problèmes liés aux soins, une charge familiale ou d’autres besoins.
Un système bien construit ne se limite pas à la distribution de questionnaires. Il est nécessaire de préciser clairement quand le dépistage est effectué, qui l’administre, comment les résultats sont interprétés et ce qui suit lorsqu’un besoin est identifié.
Sans un algorithme de suivi opérationnel, la mesure elle-même n’a qu’une valeur limitée.
À qui s’adresse-t-il ?
Aux établissements de soins qui souhaitent identifier systématiquement les besoins psychologiques et sociaux des patients.
Quand peut-il être utile ?
Particulièrement en oncologie, dans les maladies chroniques, les soins palliatifs, la transplantation, la réadaptation et d’autres domaines à forte charge psychosociale.
Que comprend le travail ?
- choix des outils de dépistage appropriés ;
- détermination des points du parcours clinique où ils doivent être appliqués ;
- critères d’orientation ;
- algorithme de réaction en cas de risque élevé ;
- intégration avec le soutien psychologique et social ;
- formation du personnel ;
- suivi de la mise en œuvre.
Comment se déroule la première rencontre ?
Le flux actuel de patients, les spécialistes disponibles et la manière dont les problèmes psychosociaux sont actuellement identifiés sont analysés.
Format et fréquence
Format
Projet de conseil auprès de l’établissement de soins.
Durée et fréquence
Selon la complexité et l’étendue.
Qui mène le travail ?
Des spécialistes en psychologie clinique, en soins psychosociaux et dans le domaine médical concerné.
Important
L’outil de dépistage ne pose pas de diagnostic. Il signale un besoin possible d’évaluation complémentaire.
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Conseil pour la mise en place d’une prise en charge psychologique et psychosociale dans un établissement de soins
De quoi s’agit-il ?
La création d’une structure psychologique ou psychosociale dans un hôpital exige plus que le simple recrutement d’un psychologue.
Il est nécessaire de préciser clairement quels patients peuvent être orientés, selon quels critères, comment le spécialiste communique avec l’équipe médicale, comment le travail est documenté, comment la confidentialité est préservée et quelles sont les limites entre l’activité psychologique, sociale, psychiatrique et médicale.
Les questions d’accessibilité sont également importantes – si le patient peut consulter un spécialiste de sa propre initiative, comment se fait l’orientation et comment on réagit en cas de risque psychologique ou psychiatrique urgent.
L’Institut peut accompagner l’établissement de soins dans la construction d’un modèle global adapté à son profil clinique.
À qui s’adresse-t-il ?
Aux hôpitaux, cliniques et centres médicaux qui créent une nouvelle activité psychologique et psychosociale ou restructurent une activité existante.
Quand peut-il être utile ?
- lors de la création d’un nouveau cabinet ou d’une nouvelle équipe de psychologie ;
- lors de l’intégration d’un psychologue clinicien ;
- lors de la mise en place du travail social clinique ;
- lors de l’expansion de l’activité psycho-oncologique ;
- lors de l’introduction d’un dépistage psychosocial ;
- en cas de nécessité d’algorithmes d’orientation clairs.
Que comprend le travail ?
Analyse des besoins, définition des fonctions et des rôles, élaboration des parcours patients, algorithmes d’orientation, principes de documentation et d’interaction avec l’équipe médicale.
Comment se déroule la première rencontre ?
La structure existante, le profil clinique, le flux de patients et les objectifs de l’établissement de soins sont précisés.
Format et fréquence
Format
Conseil organisationnel et clinique.
Durée et fréquence
Selon le projet.
Qui mène le conseil ?
Des spécialistes ayant de l’expérience en psychologie clinique, psycho-oncologie, travail psychosocial et organisationnel dans le domaine de la santé.
Important
Le modèle concret doit être conforme au cadre réglementaire applicable et aux compétences professionnelles des spécialistes de l’établissement de soins concerné.
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Supervision des psychologues et travailleurs sociaux dans les établissements de soins
De quoi s’agit-il ?
Les psychologues et travailleurs sociaux en milieu hospitalier travaillent au point de rencontre entre le système médical et la souffrance humaine individuelle.
Ils peuvent être confrontés à des diagnostics graves, des conflits familiaux, des pertes, une vulnérabilité sociale, de la violence, des problèmes financiers, des situations palliatives et des cas où différents professionnels ont des priorités différentes.
La supervision offre un espace pour examiner les cas cliniques, le rôle professionnel, les limites et l’interaction avec les autres membres de l’équipe médicale.
Elle peut être particulièrement importante lorsque le spécialiste est le seul psychologue ou travailleur social de la structure et n’a pas de collègue professionnel immédiat avec qui discuter de sa pratique.
À qui s’adresse-t-elle ?
Aux psychologues cliniciens, psychologues, psychothérapeutes et travailleurs sociaux dans les établissements de soins.
Quand peut-elle être utile ?
- en cas de cas complexes ;
- en cas de dilemmes éthiques ;
- en cas de conflit entre les besoins du patient et les exigences du système ;
- en cas de difficultés liées à la confidentialité ;
- en cas de réactions émotionnelles fortes ;
- en cas de travail avec la fin de vie ;
- en cas d’isolement professionnel ;
- pour le développement de la pratique clinique.
Que comprend le travail ?
Discussion régulière de cas, analyse de la position professionnelle, des limites, des relations avec le patient, les proches et l’équipe médicale.
Format et fréquence
Format
Supervision individuelle ou de groupe.
Durée et fréquence
Régulière ou selon le cas concret.
Qui mène la supervision ?
Des spécialistes ayant une qualification et une expérience en supervision clinique et dans le contexte hospitalier.
Important
La supervision doit préserver la confidentialité du patient et être menée conformément aux exigences professionnelles et réglementaires de l’établissement de soins.
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Élaboration de normes et d’algorithmes pour la prise en charge psychologique
De quoi s’agit-il ?
Lorsque la prise en charge psychologique ne dépend que de l’initiative individuelle d’un spécialiste donné, l’accès des patients à celle-ci reste souvent inégal.
Les normes et algorithmes aident à préciser clairement quand le patient doit être orienté, comment le risque est évalué, quelles informations sont documentées, quand un psychiatre, un travailleur social ou un autre spécialiste est impliqué et comment le cas est suivi.
Le but n’est pas de transformer le travail psychologique en une procédure mécanique. Au contraire – un bon algorithme assure un cadre minimal de sécurité, dans lequel l’appréciation clinique individuelle peut être utilisée de manière cohérente.
Les algorithmes sont particulièrement importants en cas de détresse psychologique élevée, de risque suicidaire, de troubles cognitifs, de violence, de problèmes sociaux graves et de soins palliatifs.
Pour qui est-ce adapté ?
Pour les établissements de santé qui souhaitent structurer et standardiser les composantes psychosociales de la prise en charge clinique.
Quand cela peut-il être utile ?
- lors de la création d’une activité psychologique ;
- en présence de pratiques différentes entre les services ;
- lors de la mise en place d’un dépistage ;
- en cas de besoin d’un algorithme pour le risque suicidaire ;
- en cas de problèmes psychosociaux des patients ;
- lors de l’intégration d’un psychologue, d’un psychiatre et d’un travailleur social ;
- lors de la préparation des règlements internes et des procédures cliniques.
Que comprend le travail ?
Peuvent être élaborés :
- des critères d’orientation psychologique ;
- un algorithme après un dépistage psychosocial positif ;
- un algorithme en cas de risque suicidaire ;
- des critères de consultation psychiatrique ;
- un modèle d’évaluation psycho-oncologique ;
- un algorithme de travail avec les proches ;
- des procédures pour les situations de crise ;
- des normes de documentation psychologique ;
- des principes d’interaction au sein de l’équipe pluridisciplinaire ;
- des mécanismes de suivi et d’évaluation de la qualité.
Comment se déroule la première rencontre ?
Sont définis le processus clinique concret, les pratiques actuelles, les spécialistes concernés et les problèmes que la norme doit résoudre.
Format et fréquence
Format
Conseil d’expert et élaboration conjointe avec les représentants de l’établissement de santé.
Durée et fréquence
Selon l’ampleur du document ou du programme concerné.
Qui réalise le travail ?
Des spécialistes ayant des compétences en psychologie clinique, en soins psychosociaux, en pratique médicale et dans le domaine thématique concerné.
Important
Les algorithmes élaborés doivent être adaptés à l’organisation et au cadre réglementaire de l’établissement de santé concerné, et être validés selon la procédure interne correspondante.
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Notre approche envers les établissements de santé
La prise en charge psychologique à l’hôpital a un sens lorsqu’elle est intégrée dans le processus clinique réel, et non lorsqu’elle existe isolément de celui-ci.
Cela signifie que le patient doit pouvoir être reconnu comme une personne ayant des besoins psychologiques et sociaux dès le déroulement du traitement médical ; que le médecin doit savoir quand et vers qui l’orienter ; que le psychologue et le travailleur social doivent avoir un rôle professionnel clair ; et que les professionnels de santé doivent disposer d’un espace de soutien et de réflexion professionnelle.
L’Institut ne propose pas un modèle unique préétabli pour chaque hôpital. Le travail commence par le contexte clinique concret, les patients, l’équipe et les ressources, et c’est à partir de là que se construit une structure adaptée.
La qualité des soins médicaux ne se définit pas seulement par le traitement effectué, mais aussi par la manière dont la personne a été accompagnée pour le traverser.
Le soin apporté au patient et le soin apporté à l’équipe médicale font partie d’un seul et même système.